Journal de tournage

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Vendredi 7 septembre 2018

Dernier tournage, première piqure...

Il restait juste une toute dernière prise à faire pour le générique de fin : celle de notre réalisateur à côté de ses ruches, puisque Jean-Yves est à la fois apiculteur et réalisateur... 

Et c'est bien entendu cet ultime moment qu'a choisi une abeille revancharde envers l'espèce humaine, et se trompant de cible en plus (quelle nouille ! Ne sait-elle pas que nous la défendons ? Banane, va ! ) pour lui piquer le nez...

Nous avons franchi un cap, certes, car le film est quasiment "monté" - mais il nous reste tant à faire qu'il faut nous imaginer comme des cyclistes abordant les derniers cent mètres, les ultimes lacets,  d'une côte. A savoir que nous pédalons désormais  "en danseuse", et la tête dans le guidon ! 

 

Mais les choses avancent : le film est (très) attendu par les adhérents du Syndicat apicole de Haute-Normandie, notre coproducteur et le Comité de pilotage pourra en visualiser une version (presque...) définitive dès le 12 septembre. Quant à la communication, le projet d'affiche est bouclé, et décliné sur la jaquette du DVD et son sticker. Après le choix des fournisseurs et les ultimes réglages (étalonnage image, mixage son...), après les ultimes avis à recueillir, après l'animation graphique à intégrer, ne restera plus qu'à aller porter le master du film et les maquettes du boîtier DVD : l'échéance étant fixée au 25 octobre, c'est aussi au tout début de ce mois que nous lancerons les diverses impressions des affiches et autres flyers. 

En attendant, la bande-annonce tourne déjà, par exemple sur notre page facebook "Demain l'abeille : la dette humaine". Nous l'avons améliorée et nous la passerons à la journée "portes ouvertes" de nos  voisines et amies d'i.c.art, dimanche après-midi : cette association culturelle nous a fait l'amitié de nous programmer en même temps que leurs autres animations, expo photos, ateliers.... 

Mais vivement quand même le moment où nous pourrons descendre de nos vélos !!! 

 

Mercredi 11 juillet 2018

Retouches, repentirs et ajustements…

Ca y est ! Nous entrons dans les dernières phases du travail  documentaire : à savoir le montage de toutes les séquences du film, puis l’assemblage général. C’est un peu comme, dans les maisons de couture ou plus modestement chez les tailleurs, la disposition de toutes les parties d’un costume sur un mannequin d’atelier. On assemble, on recule d’un pas, et on constate que la manche droite  est un peu affaissée, que les guipures sont décalées, qu’il faut revoir la largeur de l’ourlet…

Du coup, nos derniers tournages sont destinés à l’ajustement des dialogues, aux retouches  des images et à nos repentirs : et nous voici repartis déranger une énième fois notre fil rouge, Christophe, filmer des plans de coupe supplémentaires chez Hubert et Sylvie, faire répéter des phrases à Marc, Jérôme ou Donatien… Retouches fastidieuses mais nécessaires, si l’on veut que notre ouvrage soit « fin prêt » à temps !

    

 

Lundi 4 juin 2018

Un goût de miel

Nos deux derniers tournages se sont déroulés sous notre toit : histoire de "reconstituer" des ambiances déjà capturées l'an dernier, "à domicile". Nous avons ainsi pu compléter les propos de Christophe, l'apiculteur "fil rouge" de  notre documentaire,  aidés en cela par notre nouvel assistant Wesley, qui nous apporte toute sa compétence (et elle est grande !) et dont la présence nous est désormais précieuse !

D'autre part, nous avons aussi, toujours chez nous,  à Beaubec, "embauché"... des enfants ! Profitant de notre propre récolte (Jean-Yves a extrait pas moins de 20 kilos de nos  ruches, cette année, et compte bien sur une seconde récolte cet été), et de la bonne météo, nous avons ainsi filmé les petites Charlotte et Coline.

Elles ne le savaient pas, mais en mordant dans leurs tartines,  les petites filles (radieuses !)  illustraient ainsi le plaisir que les abeilles apportent depuis toujours aux êtres humains : et nos tournages avaient ainsi, "pour de vrai",  un goût de miel...  Un grand merci !!!

 

Lundi 7 mai 2018

Vues du ciel

Parfois, réaliser des images ne nous procure pas vraiment de plaisir : ainsi, si nous avons pu tourner la réaction des apiculteurs lors d'un cas de "loque américaine" au rûcher-école de Merval, ce ne sont évidemment pas nos "images préférées", même si les actions de l'organisme sanitaire, (le GDSA),  associé au SAHN font  partie, évidemment, de leur rôle de protection et de prévention : car la loque américaine est un fléau des abeilles qui nécessite, hélas,  une action radicale de destruction des ruches infectées. 

Il en était autrement pour les images de drone, dont nous avons regroupé les différents tournages sur toute la semaine dernière, afin de "rentabiliser" la présence du télépilote, Antonin FERRET, monté tout exprès de Montpelllier : il s'agissait de tester notre matériel et de passer à la phase concrète du tournage en drone.

Antonin avait acquis les habilitations techniques et légales nécessaires (grâce à de coûteuses formations sur trois semaines, près de Montpellier et à Rouen), et les autorisations administratives  avaient été obtenues.

 

D'Osmoy Saint-Valéry à Cressy, de Baillolet à Beaubec-la-Rosière, nous avons ainsi engrangé une moisson d'images  qui vont, nous l'espérons, donner un plus esthétique à notre film et l'ancrer dans notre réalité contemporaine. Cerise sur le gâteau, nous avons pu faire plaisir à nos hôtes en leur laissant des images de leurs domaines, et toutes ces images "vues du ciel",  ça, c'est vraiment du plaisir !!!

        

Et en avant-première et en exclusivité, nos premières images de drone sur skydancers d'Henri Texier.

 

Samedi 14 avril 2018

Témoignages, suite de la récolte...

Nous n’étions pas très optimistes, ce samedi, en allant tourner parmi des vaches laitières et des champs de colza en boutons : le gris du ciel, la température pas très printanière, (et c’est un euphémisme) n’étaient pas encourageants, et la petite équipe de Beaubec Productions se souvenait d’avoir eu bien froid lors du dernier tournage, sous la halle de Buchy…

Mais au fur et à mesure tout s’est éclairci. Les abeilles partaient butiner les prunelliers en fleurs. La météo, devenue clémente, nous a permis des prises de vue en extérieur, et nos hôtes ont été si efficaces et participatifs que c’est totalement réchauffés que nous sommes repartis, avec « dans la boîte » de précieux témoignages, sur ce que l’apiculture peut apporter de positif dans une famille rurale… 

       

Un très grand merci à Hubert et Sylvie, donc ! 

 

Lundi 19 mars 2018

7è printemps de abeilles à Buchy

Je ne sais pas si les abeilles ont eu aussi froid que nous, mais en ce samedi consacré, pour le Syndicat Apicole de Haute-Normandie, aux conférences, distribution des commandes groupées de matériel apicole et échange de cire, le thermomètre ne dépassait pas le 0° et l’ambiance était plutôt hivernale,  sous la grande halle de Buchy tout au moins…

Cela ne nous a pas empêché de bénéficier de la cordialité des participants, qui ont tous accepté les prises de vues : nous pourrons ainsi témoigner, dans le documentaire, de ce moment particulièrement important pour les apiculteurs, ce premier rendez-vous de printemps autour d'un verre d'hydromel, qui permet non seulement d’échanger les pains de cires récoltées l’année passée  pour des feuilles de cires gaufrées qui vont servir à la saison nouvelle, mais aussi d’acheter et découvrir du matériel, de s’informer, de bénéficier de conférences passionnantes, et de se retrouver autour de plusieurs activités, comme la dégustation de miels particuliers ou la fabrication de bougies… (même en grelottant : et les bénévoles du Syndicat  en savent aussi quelque chose, puisqu'ils ont assuré avec dévouement et dans le froid les différents services proposés aux adhérents.)

 

 

Notre calendrier printanier commence ainsi, mais il sera cette année particulièrement chargé, puisque les prises de vue en drone sont prévues prochainement.

Antonin, notre pilote, a en effet réussi brillamment son brevet d’aptitude, et le film va bénéficier de son savoir-faire…


Vivement le (vrai) printemps !!!  "

 

 

 

 

Lundi 29 janvier 2018

Une visite au G.D.S.A.

A Beaubec Productions, l’année a commencé tambour battant (et il le faut, puisque l’échéance se profile désormais en termes de mois et de semaines) : le montage des toutes premières séquences du film est en cours, et nous sommes allés tourner quelques prises de vues, sur l’invitation du  Président (Marc Fourneaux, qui est un des intervenants du film), pendant la  journée de formation dispensée par le Groupement de Défense Sanitaire Apicole de Seine-Maritime (le G.D.S.A.76).

Et ces formations sont plus qu’instructives, même si elles peuvent apparaître un peu rébarbatives (car recourant forcément à des vocabulaires scientifiques…) et surtout pessimistes. Car en évoquant les modes de lutte (traitements, préventions…) contre les fléaux qui s’abattent sur les abeilles, comme le varroa et les autres parasites, on met bien entendu au jour les dangers qui de plus en plus cernent nos insectes pollinisateurs. Les intervenants, pendant cette journée de formation, qu’ils soient vétérinaires ou professionnels comme Marc qui est tous les jours à pied d’œuvre pour transmettre  ses connaissances, le savent parfaitement : ce sont bien les pratiques et les activités humaines qui obligent désormais les apiculteurs à mener un combat sans cesse renouvelé contre les ennemis des abeilles…

Pendant le repas convivial, les conversations sont allées bon train. Car s’il est vrai que l’apiculteur, dont l’activité est souvent solitaire, est presque « par nature » un individualiste qui construit sa propre et  particulière posture au monde, il est vrai aussi que la pratique de l’apiculture conduit à une grande cordialité – entre passionnés.

Nous avons donc engrangé les images qui nous manquaient, et somme repartis pendant qu’une nouvelle conférence (sur les plantes mellifères) commençait. Et à voir l’attention des personnes présentes, on comprenait qu’une autre qualité essentielle  des apiculteurs, à savoir la curiosité, s’exerçait en plein ce jour-là, à Saint-Nicolas d’Aliermont. 

 

Samedi 21 octobre 2017

Tournages d'automne

Je dois dire que je suis toujours étonnée de l'accueil et de la disponibilité des personnes que nous filmons - et de leur tolérance, même quand nous arrivons en retard, comme chez Christophe, ou que l'apiculteur est en train de travailler, comme Donatien lors de notre dernier tournage : à la demande d'un apiculteur, il détruisait, chez un particulier, un nid de frelons asiatiques... Nid très impressionnant par la taille et la façon dont les frelons l'"accrochent"  aux branches. 

Je profite donc de l'occasion pour remercier ceux que nous dérangeons forcément, qui nous accordent de leur temps et de leur disponibilité, comme Gautier et Justine - jusqu'à leur adorable petit  bébé Lorette qui fut sollicité ! Je nous trouve, à Beaubec Productions, un tantinet  envahissants - mais le film est à ce prix.     

Les séquences tournées chez Gautier, avec Christophe, seront au coeur même du film, puisqu'il s'agissait d'illustrer que l'agriculture et l'apiculture peuvent marcher la main dans la main... Et le ciel  fut avec nous, puisque nous avons, comme par miracle, bénéficié d'un temps venteux, qui déchirait les nuages et faisait resplendir le vert des prairies et l'incarnat des feuilles, sous le soleil liquide de l'automne. 

 

                  

 

Lundi 16 octobre 2017

Menaces sur le rûcher

Nos deux derniers tournages n’étaient pas forcément des plus réjouissants, puisqu’il s’agissait d’illustrer, de manière très concrète, les dangers qui menacent quotidiennement l’abeille : et de Donatien, le jeune apiculteur qui construit patiemment son affaire, à Marc, à la retraite et ayant transmis à son fils son exploitation, ces deux professionnels (qui sont minoritaires dans le Syndicat Apicole Haut-Normand, surtout composé d’ « amateurs », dans le bon sens du terme ), nous avions là deux bons exemples pour démontrer tout le potentiel de l’apiculture.

Et, à travers leurs expériences, nous voulions surtout recueillir des témoignages « sur le vif ».       Nous n’avons pas été déçus : nous avons pu vraiment « filmer du concret » : la ruche dévastée par un traitement agricole , la lutte contre le frelon asiatique… Les apiculteurs sont sur la brèche, tous les jours : il faut aussi témoigner de cela…

Mais quant à moi, la « plume » de ce tournage, je tire des bénéfices aussi inattendus que réjouissants de l’aventure : j’ai ainsi pu assister au « feu d’artifice » apicole : la danse effrénée des jeunes abeilles quittant pour la première fois la ruche…  C’est un spectacle, quand on vous l’explique (et merci à Marc) assez inoubliable, en fait.

Et qui me motive pour la suite, malgré tous les aléas  des tournages… Qu’importe de mettre cent fois le métier sur l’ouvrage, si, in fine, nous arrivons à notre but : illustrer le lien si primordial, entre l’infime insecte et l’orgueilleux - au point de se croire tout puissant - être humain.

 

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