Journal de tournage

 

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Mercredi 17 mars 2021

FRANÇOIS ET SON ALAMBIC

                          

Nous manquions de plans de coupe pour illustrer les propos de François, notre maître de chai favori, interviewé dans son antre en juin dernier.

Et ça tombait bien car ce mercredi, François était en pleine distillation du cidre nouveau… Nous avons donc pu enregistrer des images de l’alambic en fonctionnement, détaillé par le maître des lieux : corps, chapiteau, col de cygne, serpentin condenseur, cuves et tuyaux en cuivre, densimètres et éprouvettes et même ordinateur portable ! François nous a parlé chauffe, condensation, température et densité, alcool de tête, alcool de queue dans une atmosphère parfumée au calva en devenir.

Distiller du bon calva ne s’improvise pas, la précision et la rigueur sont indispensables. La passion de François pour son métier est communicative. Ce n’est pas un hasard si le calvados de Merval a décroché la médaille d’or du salon de l’Agriculture en 2020. Gageons qu’il aura le même succès en 2021.

 

Jeudi 11 mars 2021

BAS LES MASQUES !

C'est sous un ciel changeant de mars que nous avons pu tourner des images d'entretien du verger conservatoire de Merval.

Hélène et ses deux collègues initiaient  une classe de seconde du lycée du Pays de Bray à la taille des pommiers. Garçons et filles, armés de sécateurs, cisailles, échenilloirs et autres scies télescopiques ont donc appris à utiliser les outils pour favoriser la cicatrisation, choisir les rejets à supprimer, à évaluer la pertinence d'un taille de formation en prenant du recul pour imaginer la future silhouette de l'arbre. Et tout ça avec beaucoup d'investissement, de curiosité et d'enthousiasme.

Et bien sûr, comme prévu pour l'unité du film, les masques sont tombés dès que la caméra tournait...

Merci donc à tous les participants pour leur implication. Nous, il nous reste à intégrer ces images dans les séquences en cours de montage. Une affaire à suivre...

 

Vendredi 19 février 2021

TANT QU'IL Y AURA LE COVID...

Beaubec Productions ne fait pas exception à la règle commune : le Covid est passé aussi  chez nous, et  notre dernière production, le film documentaire "Tant qu'il y aura des pommes" sur le Verger Conservatoire du domaine de Merval,  en a souffert. Disons que cela  a considérablement ralenti  le travail en cours. Ralenti, mais pas arrêté : nous avons réussi à assurer quelques tournages avec notre nouvelle caméra, acquis des images d'archives, enregistré une voix off avec un comédien avec l'aide de la section BTS son du lycée Corneille. Et tout ça en évitant que des interlocuteurs masqués ne viennent pas trop dater notre documentaire...  

   

Bien sûr, nous avons dû changer la date prévue pour la sortie du film, qui devait avoir lieu au début de l'année 2021 et qui ne se fera finalement qu'à  l'automne, un peu en amont de la fête annuelle "Sauve ta pomme". Cela nous laisse le temps de peaufiner notre travail, tourner les quelques scènes qui nous manquent encore, finir le travail de montage, et mener à bien toute la post-production. Le projet est aussi devenu plus conséquent, passant d'un film d'une dizaine de minutes à une durée de 45 à 52 minutes. Bref, promis, nous vous tiendrons au courant. 

 

Mercredi 18 mars 2020

ARRÊT SUR IMAGES... jusqu'à nouvel ordre

Pandémie oblige, l’activité de Beaubec Productions se trouve aussi suspendue que le pays tout entier, comme ces ponts qui se balancent, sous les tropiques, au milieu des canopées !

Néanmoins, si les diffusions prévues de nos documentaires, ici ou là (Le Festival de Saint-Pierre sur Dives est reporté en 2021) sont presque toutes annulées, et si les tournages au Verger de Merval sont tous reportés, ainsi que les enregistrements qui étaient prévus en partenariat avec le lycée Corneille de Rouen, tout ceci étant donc ajourné sine die, cela ne veut pas dire pour autant que nous nous croisons les bras.

Nous avons en effet avancé dans les tournages, bouclé les premiers dérushages, commencé les premiers montages, effectué des essais avec la musique choisie, recherché les droits d’auteur, et… beaucoup réfléchi sur la manière dont nous allons nous y prendre.

Alors, certes la toute petite équipe de Beaubec Productions est encore trop nombreuse, puisque nous ne pouvons plus nous réunir  sinon « sans contact », par téléphone ou Skype, mais elle reste cependant  soudée dans ces temps de réclusion involontaire…

Et quand nous aurons collectivement traversé la crise qui nous secoue, nous et le monde entier, promis ! Nous repartirons de plus belle !

Quant au Verger de Merval, il a eu le temps, juste avant le confinement, d’assister à l’obtention d’une récompense fort méritée,  attribuée à la production  de l’exploitation attachée au lycée. François Juguet, le maître de chai, a en effet décroché la médaille d’or du salon de l’agriculture pour son calvados hors d’âge : quand on vous dit qu’il y aura toujours de l’espoir, tant qu’il y aura des pommes…

 

 

VOEUX À VOLONTÉ

 
    
 
Tout le monde n'est pas d'accord, à BEAUBEC PRODUCTIONS, sur le motif de notre carte de voeux : ce médaillon représentant un petit garçon piqué par une abeille, saisi par Jean-Yves au Rijksmuseum d'Amsterdam, rappellerait-il de bons souvenirs à Jean-Yves et Wesley, tandis qu'il fait frissonner Marie, qui espère surtout que l'enfant en question n'a pas eu à "poser" comme modèle !? 
 
En tout cas, outre qu'il est le prétexte pour vous souhaiter une année 2020 la plus douce possible, sans aiguillon ni venin, ni même nuage d'aucune sorte (si vous suivez notre regard), il nous permet d'évoquer notre dernier film "Demain l'abeille, la dette humaine" qui vient de décrocher une très honorable sixième place sur une trentaine de concurrents,  au festival de films ruraux du Vendelais : "Cinéma en campagne" (voir le palmarès). Les critiques du public sont plus qu'encourageantes... 
 
Le film continuera son petit bonhomme de chemin en 2020 : il vient d'être demandé, pour le mois de mars, à Montfermeil. Et tout ceci nous motive d'autant plus pour notre projet en cours : "Tant qu'il y aura des pommes" en est à la phase préparatoire des dérushages et de l'organisation du travail. 
 
Nous vous tiendrons au courant, comme nous le faisons toujours. En tout cas,  nous vous remercions de votre fidélité et de votre attention : vous êtes de plus en plus nombreux à vous abonner à notre newsletter. Merci encore et rendez-vous à la fin de l'année 2020, pour la sortie (nous l'espérons tout au moins) de notre nouveau documentaire ! 
 
L'équipe de Beaubec Productions
Marie, Wesley, Jean-Yves 

 

Dimanche 17 novembre 2019

Et pourtant, on tourne...

Cela fait quelque temps que nous ne vous avons plus donné de nouvelles sur l’état d’avancement de notre prochain documentaire « Tant qu’il y aura des pommes », qui a pour sujet la défense et l’illustration du Verger Conservatoire du Domaine de Merval.

Il  est vrai qu’entre les diffusions du film sur les abeilles, l’invitation à Nevers pour celui sur le bocage, et nos autres occupations (comme la création du Collectif brayon sur l’affaire Lubrizol, « Lubrizol et à Bray ? »),  nos agendas sont bien remplis.

Mais notre silence ne signifie pas que nous piétinons : au contraire, on tourne !

D’octobre à novembre, nous avons ainsi engrangé, grâce à Antonin notre télépilote, des images du ramassage des pommes, dans le verger, par les adhérents de l’association du Domaine de Merval. Nous les avons aussi filmés « du sol », pour faire bonne mesure, et nous avons pu apprécier leur investissement pour la structure placée sous la responsabilité d’Hélène. C’est bon signe, car leur intérêt sera donc éveillé, quand il s’agira de leur présenter notre travail !

Nous avons aussi filmé la « machine infernale » pilotée par François dans un des vergers de l’exploitation, toujours pour le ramassage. En réalité, elle n’est pas infernale du tout, cette machine qui avance entre les rangs de pommiers, attire à elle les pommes, les propulse vers le ciel à l’aide d’un tapis roulant, pendant qu’un puissant aérateur éjecte les feuilles, pour ne plus laisser que les fruits. Elle est ingénieuse et efficace, mais il est vrai que, lorsque François, pour la faire avancer, relève la roue dentée qui ramasse les fruits, on dirait presque un de ces « aliens » de cinéma fantastique…

Et puis, samedi dernier, c’est-à-dire hier, il y avait « Sauve ta pomme », sorte de journée « portes ouvertes » qui, tous les ans, rassemble à Merval l’équipe du lycée, de l’exploitation et du Verger, d’une part, et le public, adhérents de l’association, officiels, parents d’élèves ou simples visiteurs, de l’autre. Tout ce public très nombreux a bravé la météo, qui était tout sauf tendre : la veille encore, des flocons de neige venaient s’écraser dans les flaques d’eau, et le thermomètre chutait. Mais cela n’a pas empêché le rendez-vous annuel. Stands de présentation de structures comme l’A.B.D. ou de la sauvegarde des précieuses osmies, vente de livres, démonstration de pressage, visite du Verger…

   

Le froid humide semblait cependant indiquer le chemin : un des endroits les plus visités était certainement le four à pain. D’abord, il s’en dégageait une délicieuse odeur de tartes aux pommes. Ensuite… Il  faisait bien chaud dans la maisonnette, (qui aurait sa place dans un conte de fées !), construite autour du four.

Notre devoir nous interdisait d’y trouver refuge, bien évidemment. Et comme à Beaubec Productions nous ne reculons devant rien, Wesley et Jean-Yves ont vaillamment trimballé la lourde caméra d’un endroit à un autre, nous avons tous copieusement arpenté le sol spongieux et les herbes humides. L’essentiel était que les images soient dans la boîte, et rendent compte du succès indéniable de la journée : et c’est une bonne chose de faite.  


 

Jeudi 17 octobre 2019

Pommes, les tournages s'enchaînent

Nous avons donc déjà engrangé quelques précieuses séquences : en plus du travail d'Hélène au verger entre broyage, identification et greffage, la captation du « déjeuner gastronomique et littéraire » offert par le festival « Terre de Paroles » à une longue tablée installée juste devant le Château de Brémontier-Merval a permis à notre réalisateur, en plus d’enrichir les images de notre futur film, de goûter les plats préparés avec tant de talent par le jeune (mais néanmoins déjà étoilé) cuisinier Rodolphe Pottier. 
 
Et que dire de la journée d'hier, passée à Angers, à l’INRA ? Le directeur du laboratoire qui réalise les génotypes des pommiers gérés par Hélène, Charles-Eric Durel, sa collaboratrice Caroline Denance, ont été particulièrement disponibles à l’égard de notre petite équipe, et nous ne saurions trop les remercier. Le long trajet sous la pluie, sur des autoroutes particulièrement encombrées de poids-lourds, s’est trouvé amplement justifié. 
L’autre bonne nouvelle est que nous avons contacté un intervenant extérieur à notre petite équipe, qui va pouvoir apporter un « plus » évident à notre travail. Il s’agit du comédien rouennais Jean-Marc Talbot, qui a donné une réponse positive à notre proposition de collaboration. Nous l’en remercions à l’avance, et chut ! Nous n’en dirons pas plus pour le moment sur ce que nous attendons de lui… 
Ce sera la surprise de ce tournage – qui commence un peu sur les chapeaux de roue, mais c’est ce qu’il nous faut, en fait. Nous comptons présenter « Tant qu’il y aura des pommes » à l’hiver 2020 : il n’y a donc pas de temps à perdre !
 
 

Mercredi 28 août 2019

Premier tournage à la cidrerie de Merval

Notre nouveau projet, "Tant qu'il y aura des pommes", a commencé d'exister sérieusement hier : nous avons filmé François, le maître de chai, expliquant la production de cidre, pommeau, calvados à un public visiblement connaisseur. 
Une fois de plus, donc, nous avons emporté et  monté  le matériel, porté les sacs... Ecouté ce qui se disait là, tenté de comprendre et de filmer la réalité, pour mieux la partager ensuite. Ce sont toujours les mêmes gestes, la même attention aux détails, la même recherche de bons "angles de vue"...
Nous ne sommes pas encore "chevronnés", bien sûr, mais c'est sans doute, pourtant, tout ce que nous avons appris ces dernières années qui nous permet désormais d'être, sinon complètement détendus, du moins beaucoup plus à l'aise. 
Et commencer  un documentaire,  voir et entendre les protagonistes évoquer leur métier, ou leur passion, engranger les premières images, donc, comme nous l'avons fait hier à la cidrerie du Domaine de Merval, procure à chaque fois  un plaisir augmenté et renouvelé ; comme si nous montions dans un bateau qui allait nous emporter bien au large, pour un voyage à la destination encore lointaine. Quel bonheur de lever l'ancre ! 

 

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