Journal de tournage

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Samedi 8 décembre 2018

Projection à l'OMNIA du 7/12/18

La projection d’hier au soir à l’OMNIA a été, à notre sens, un succès, dont il faut avant tout remercier nos partenaires rouennais, au premier rang desquels Marie ATINAULT, qui a non seulement obtenu la jouissance de la salle contre un tarif d'entrée solidaire, mais aussi a organisé la soirée en rassemblant différentes associations brayonnes (ABD, ARBRE, Plantes et Fruits brayons, I.Cart, etc.) et rouennaises (Biocoop du Rouennais, les Coquelicots, le réseau des AMAP, FNE), et en prenant en charge toute la logistique.   

Malheureusement, le contexte de la projection n’a pas permis le déroulement prévu par Marie. Ainsi, le mouvement des Coquelicots qui lutte contre les pesticides, voulait organiser un rassemblement devant la Mairie de Rouen, avec  distribution de soupe bio via les AMAP, deux heures avant la projection ; mais la météo, ainsi que le contexte social, ont amené la préfecture à conseiller  le report de ces manifestations. La tempête n’aurait d’ailleurs pas permis le montage des barnums : la manifestation a été annulée.

Malgré tout, nous nous sommes pourtant retrouvés à quelques uns des partenaires de la soirée pour une conférence de presse et un échange une heure avant la projection. Seul un journaliste avait fait le déplacement,  mais la discussion valait à elle seule  le déplacement, à notre sens. Christophe et Sandrine étaient présents pour le Syndicat à cette conférence, le journaliste en fera état sur le site internet « agri-culture ».

Le cinéma l’OMNIA avait réservé sa « grande salle » de 220 places , afin d’éviter de renouveler  le refus d’entrée qui s’était produit lors de la projection du dernier documentaire de Beaubec Productions (« Des racines et des haies » n’avait pas pu être vu par une quinzaine de personnes, qui venaient parfois de loin…) : la précaution s’est avérée justifiée, car il y eu  180 personnes dans la salle, soit une  « grande salle » sinon comble du moins bien garnie, ce qui, compte tenu des éléments factuels (très mauvaise météo, annulation des manifestations des partenaires rouennais, absence de relais de communication autour du film, silence de la presse locale ), est vraiment positif !

Le directeur de la programmation de l’OMNIA nous a d’ailleurs  confirmé que ce chiffre de fréquentation était une réussite, pour un film hors circuits professionnels comme le nôtre. Il s’en était d’ailleurs douté au nombre d’appels téléphoniques de réservation reçus en début de semaine… Pour lui, la soirée est « gagnante » (puisque l’OMNIA conserve les droits d’entrée fixés à 5 € la place) à partir de 160 spectateurs : il était donc particulièrement satisfait. 

Quant au « taux de retour »,   (pourcentage de DVD vendus par rapport au nombre de spectateurs dans la salle, on estime qu’un taux de retour de 10 % est  une moyenne haute),  il est de … 17 %, soit 29 DVD vendus à 14€, ce qui est « plus que bien » !

La projection a également tenu ses promesses, car le film, quand il est projeté dans une salle comme l’OMNIA c’est-à-dire sur écran géant, avec un son impeccable et de bonnes conditions d’accueil du public, prend une ampleur particulière, à laquelle nous sommes, à Beaubec Productions, évidemment particulièrement sensibles…

Le débat arbitré par Michel LEROND, devant une salle de « convaincus d’avance » de l’urgence à s’occuper de la situation des abeilles et de l’environnement rural, n’a pas été « contradictoire ». Mais de nombreuses questions techniques sur le syndicat, les formations des ruchers-écoles, etc .,  ont été posées à Christophe et Sandrine, ce qui nous amène à penser que la présence d’un membre du SAHN est, sinon obligatoire, du moins plus que bienvenue à chaque projection

Le livre d’or proposé à la sortie  porte la marque de la satisfaction et de l’intérêt du public : le côté « pédagogique » du film y est souvent souligné. Oralement, il nous a été aussi confirmé que le côté « non agressif » du film, notamment vis-à-vis des agriculteurs, était  apprécié. Vous pouvez le consulter ici.

La soirée est donc pour nous un motif réel de satisfaction et un encouragement à poursuivre nos efforts en vue de la diffusion du film via des soirées-débat. Le prochain comité de pilotage qui vous sera proposé pourrait utilement élaborer une stratégie commune autour du planning à venir, notamment pour la communication autour du film qui à notre sens est un des points faibles de notre organisation.

En tout cas, merci encore au SAHN en tout premier lieu, pour sa confiance, bien sûr, mais aussi pour tous ceux qui ont vécu l’aventure et sont encore prêts à la partager avec nous !

L’équipe de BEAUBEC PRODUCTIONS et affiliés

Jean-Yves, Marie, Wesley… 

 

Mercredi 17 octobre  2018

Premier bilan

Tout premier bilan du Congrès de Rouen : près de 800 personnes ont vu le film. Certaines par intérêt, la majorité par hasard, ou bien attirées par la gratuité, ou même la possibilité de... s'asseoir !!! 

L'immense majorité a bien aimé le film. Avec des nuances, cependant : les (très rares, 3 personnes en fait !) critiques négatives ont concerné la "mollesse" du film (pas d'index accusateur, d'appel aux armes ou aux échafauds, c'est vrai !), et certains spectateurs, peu au fait du cinéma, ont surtout été... indifférents. Ceux-là laissaient tomber "oui... Il n'est pas mal, le reportage" ( "reportage" !!!), mais comment leur en vouloir, quand on pense au déluge quotidien d'images télévisuelles qui se déverse sur leurs têtes ? 

Par contre, beaucoup de critiques positives ont souligné la "pédagogie" du film, ce qui est bien réconfortant. Et plein de contacts ont été pris, car moult professeurs ou animateurs de ruchers-école, de médiathèques aussi, vont s'emparer du film...

Mais bien sûr, nous avons regretté de ne pas avoir eu le temps d'engager les débats, vers lesquels doit "ouvrir" le film. Sauf à la dernière séance du dimanche soir : un jeune agriculteur, soulignant son soulagement de ne pas voir sa profession vilipendée, du coup, s'est autorisé à prendre la parole et a enclenché une discussion dense, soutenue et passionnante. Ca aussi c'est une sacrée récompense, et une réponse aux critiques : car c'est notre "modération" qui permet de délier les langues, nom de dlà, et nous avons donc parfaitement eu raison ! Ce qui nous également beaucoup touché, c'est que tous ceux qui se sont investis dans le film sont venus le voir.

Nous ne savons pas encore le chiffre des ventes du DVD, mais nous, à Beaubec Productions, sommes sans inquiétude particulière : car nous avons fait de notre mieux et n'aurions pu en faire plus, donc notre conscience est pure et nos fronts, sereins ! Ceci, grâce surtout aux bénévoles du Syndicat : une organisation plus que solide, (ah là là, bravo Sandrine !) des gens souriants et disponibles, et surtout, surtout, les bénévoles qui ont été affectés plus spécialement au stand consacré au film se sont investis plus que nous ne l'aurions imaginé. Charlotte, Patricia, Armelle, Stéphanie, Catherine, Aude, Emilie (nous en oublions), Christophe, sur tous les fronts, Patrick infatigable Président-VRP, Rémi le trésorier-adjoint, Michel, Donatien qui passait par là et a été "embauché", tous et toutes ont fait bien plus que "donner un coup de main" : ils et elles ont trotté partout, distribué les flyers à tout va, "vendu" le film avec conviction, et paré à tout : ça nous a réchauffé le coeur, et ça a été vraiment efficace ! 

(bon, bien sûr, on aurait peut-être pu éviter le plastique omniprésent dans les plateaux-repas des bénévoles, mais "nobody's perfect", pas vrai ? )

Même s'il reste un sacré paquet de DVD à vendre, l'essentiel n'est pas là : nous avons hâte de pouvoir débattre à l'issue des projections... C'est plus important que les sous. (mais bon, c'est important aussi les sous, hein !) 

RENDEZ VOUS DONC A L'OMNIA DE ROUEN LE VENDREDI 7 DECEMBRE !

 

Mercredi 17 octobre  2018

Comme un léger trouble...

Il est certain que nous sommes un peu désorientés : il n'y aura pas, à véritablement parler, de "première projection" de notre documentaire. 

C'est la circonstance du Congrès Apicole qui nous impose cette mesure, car le film, qui passe salle Victor Hugo au Parc Expo de Rouen, ne sera ni plus ni moins mis à l'honneur que les nombreuses (et sans aucun doute, excellentes et passionnantes) conférences qui seront proposées au public. 

Bien sûr, nous n'avons pas à nous plaindre. Le Congrès est une manifestation considérable, on y attend plusieurs milliers de personnes... Alors, même "noyé dans la masse", notre documentaire sera cependant vu... (par 600 personnes, puisqu'il passe 6 fois dans une salle de 100 personnes, ce qui est loin d'être négligeable et a été convenu grâce à nos amis du S.A.H.N., nous ne l'oublions pas.)

Mais... 

(car il y a un "mais", bien sûr). 

Nos deux premiers films, qui visaient un public beaucoup plus "local" et avaient une portée modeste, ont cependant été visionnés dans des salles de cinéma où le public se déplaçait spécialement pour eux. Cela nous permettait, d'une part, de pouvoir inviter tous ceux qui nous ont suffisamment fait confiance pour nous autoriser à travailler avec leurs images, leurs mots, leur temps et leurs énergies. Et d'autre part, à rassembler aussi tous ceux, famille, amis, techniciens, qui avaient oeuvré ensemble pour les films. 

Et enfin, cela nous permettait, à nous, de rencontrer "notre "public. De voir qui notre travail intéressait... 

Nous sommes privés de tout cela. Aucun intervenant du film ne recevra le moindre carton d'invitation (!!!). Et comment juger du public, puisque nous ne pourrons différencier ceux qui, en visitant le Congrès, entreront "par hasard" salle Victor Hugo, de ceux qui auront été suffisamment intéressés pour venir "exprès" visionner notre travail ? 

Oh, il nous faut bien sûr remercier ceux qui, à l'occasion de la promotion du Congrès, auront parlé de notre documentaire aux différents médias ; et nous avons bien conscience que notre "fil rouge", Christophe, se démène comme un beau diable : qu'il en soit infiniment remercié. Nous n'avons pas non plus, enfin nous sommes au moins sincères en le disant, d'orgueil "mal placé", ou un besoin exagéré de "reconnaissance". C'est juste que nous n'avons plus nos repères. 

Comment juger, dans ces conditions, de l'intérêt de ce que nous proposons ? 

Comme ce n'était pas un simple travail "de commande", (comme un prestataire de service peut en fournir à un patron, en échange d'une facture établie d'après des tarifs professionnels) , mais que c'était un partenariat, entre militantisme, bénévolat et passion, une sorte d'aventure à partager par deux entités, association et syndicat, tous bénévoles, nous voilà donc, non seulement un peu désorientés, mais... Troublés, dirons-nous. 

Heureusement, nous pourrons sans doute nous "rattraper" lors de la séance à l'Omnia de Rouen, programmée en décembre, et qui pourra sans doute servir à inviter tous ceux qui nous ont donné leurs images, leurs énergies et leurs talents... Et à avoir les retours et les opinons que nous attendons... 

Au moins nous l'espérons. En attendant, wait and see !

 

Vendredi 7 septembre 2018

Dernier tournage, première piqure...

Il restait juste une toute dernière prise à faire pour le générique de fin : celle de notre réalisateur à côté de ses ruches, puisque Jean-Yves est à la fois apiculteur et réalisateur... 

Et c'est bien entendu cet ultime moment qu'a choisi une abeille revancharde envers l'espèce humaine, et se trompant de cible en plus (quelle nouille ! Ne sait-elle pas que nous la défendons ? Banane, va ! ) pour lui piquer le nez...

Nous avons franchi un cap, certes, car le film est quasiment "monté" - mais il nous reste tant à faire qu'il faut nous imaginer comme des cyclistes abordant les derniers cent mètres, les ultimes lacets,  d'une côte. A savoir que nous pédalons désormais  "en danseuse", et la tête dans le guidon ! 

 

Mais les choses avancent : le film est (très) attendu par les adhérents du Syndicat apicole de Haute-Normandie, notre coproducteur et le Comité de pilotage pourra en visualiser une version (presque...) définitive dès le 12 septembre. Quant à la communication, le projet d'affiche est bouclé, et décliné sur la jaquette du DVD et son sticker. Après le choix des fournisseurs et les ultimes réglages (étalonnage image, mixage son...), après les ultimes avis à recueillir, après l'animation graphique à intégrer, ne restera plus qu'à aller porter le master du film et les maquettes du boîtier DVD : l'échéance étant fixée au 25 octobre, c'est aussi au tout début de ce mois que nous lancerons les diverses impressions des affiches et autres flyers. 

En attendant, la bande-annonce tourne déjà, par exemple sur notre page facebook "Demain l'abeille : la dette humaine". Nous l'avons améliorée et nous la passerons à la journée "portes ouvertes" de nos  voisines et amies d'i.c.art, dimanche après-midi : cette association culturelle nous a fait l'amitié de nous programmer en même temps que leurs autres animations, expo photos, ateliers.... 

Mais vivement quand même le moment où nous pourrons descendre de nos vélos !!! 

 

Mercredi 11 juillet 2018

Retouches, repentirs et ajustements…

Ca y est ! Nous entrons dans les dernières phases du travail  documentaire : à savoir le montage de toutes les séquences du film, puis l’assemblage général. C’est un peu comme, dans les maisons de couture ou plus modestement chez les tailleurs, la disposition de toutes les parties d’un costume sur un mannequin d’atelier. On assemble, on recule d’un pas, et on constate que la manche droite  est un peu affaissée, que les guipures sont décalées, qu’il faut revoir la largeur de l’ourlet…

Du coup, nos derniers tournages sont destinés à l’ajustement des dialogues, aux retouches  des images et à nos repentirs : et nous voici repartis déranger une énième fois notre fil rouge, Christophe, filmer des plans de coupe supplémentaires chez Hubert et Sylvie, faire répéter des phrases à Marc, Jérôme ou Donatien… Retouches fastidieuses mais nécessaires, si l’on veut que notre ouvrage soit « fin prêt » à temps !

    

 

Lundi 4 juin 2018

Un goût de miel

Nos deux derniers tournages se sont déroulés sous notre toit : histoire de "reconstituer" des ambiances déjà capturées l'an dernier, "à domicile". Nous avons ainsi pu compléter les propos de Christophe, l'apiculteur "fil rouge" de  notre documentaire,  aidés en cela par notre nouvel assistant Wesley, qui nous apporte toute sa compétence (et elle est grande !) et dont la présence nous est désormais précieuse !

D'autre part, nous avons aussi, toujours chez nous,  à Beaubec, "embauché"... des enfants ! Profitant de notre propre récolte (Jean-Yves a extrait pas moins de 20 kilos de nos  ruches, cette année, et compte bien sur une seconde récolte cet été), et de la bonne météo, nous avons ainsi filmé les petites Charlotte et Coline.

Elles ne le savaient pas, mais en mordant dans leurs tartines,  les petites filles (radieuses !)  illustraient ainsi le plaisir que les abeilles apportent depuis toujours aux êtres humains : et nos tournages avaient ainsi, "pour de vrai",  un goût de miel...  Un grand merci !!!

 

Lundi 7 mai 2018

Vues du ciel

Parfois, réaliser des images ne nous procure pas vraiment de plaisir : ainsi, si nous avons pu tourner la réaction des apiculteurs lors d'un cas de "loque américaine" au rûcher-école de Merval, ce ne sont évidemment pas nos "images préférées", même si les actions de l'organisme sanitaire, (le GDSA),  associé au SAHN font  partie, évidemment, de leur rôle de protection et de prévention : car la loque américaine est un fléau des abeilles qui nécessite, hélas,  une action radicale de destruction des ruches infectées. 

Il en était autrement pour les images de drone, dont nous avons regroupé les différents tournages sur toute la semaine dernière, afin de "rentabiliser" la présence du télépilote, Antonin FERRET, monté tout exprès de Montpelllier : il s'agissait de tester notre matériel et de passer à la phase concrète du tournage en drone.

Antonin avait acquis les habilitations techniques et légales nécessaires (grâce à de coûteuses formations sur trois semaines, près de Montpellier et à Rouen), et les autorisations administratives  avaient été obtenues.

 

D'Osmoy Saint-Valéry à Cressy, de Baillolet à Beaubec-la-Rosière, nous avons ainsi engrangé une moisson d'images  qui vont, nous l'espérons, donner un plus esthétique à notre film et l'ancrer dans notre réalité contemporaine. Cerise sur le gâteau, nous avons pu faire plaisir à nos hôtes en leur laissant des images de leurs domaines, et toutes ces images "vues du ciel",  ça, c'est vraiment du plaisir !!!

        

Et en avant-première et en exclusivité, nos premières images de drone sur skydancers d'Henri Texier.

 

Samedi 14 avril 2018

Témoignages, suite de la récolte...

Nous n’étions pas très optimistes, ce samedi, en allant tourner parmi des vaches laitières et des champs de colza en boutons : le gris du ciel, la température pas très printanière, (et c’est un euphémisme) n’étaient pas encourageants, et la petite équipe de Beaubec Productions se souvenait d’avoir eu bien froid lors du dernier tournage, sous la halle de Buchy…

Mais au fur et à mesure tout s’est éclairci. Les abeilles partaient butiner les prunelliers en fleurs. La météo, devenue clémente, nous a permis des prises de vue en extérieur, et nos hôtes ont été si efficaces et participatifs que c’est totalement réchauffés que nous sommes repartis, avec « dans la boîte » de précieux témoignages, sur ce que l’apiculture peut apporter de positif dans une famille rurale… 

       

Un très grand merci à Hubert et Sylvie, donc ! 

 

Lundi 19 mars 2018

7è printemps de abeilles à Buchy

Je ne sais pas si les abeilles ont eu aussi froid que nous, mais en ce samedi consacré, pour le Syndicat Apicole de Haute-Normandie, aux conférences, distribution des commandes groupées de matériel apicole et échange de cire, le thermomètre ne dépassait pas le 0° et l’ambiance était plutôt hivernale,  sous la grande halle de Buchy tout au moins…

Cela ne nous a pas empêché de bénéficier de la cordialité des participants, qui ont tous accepté les prises de vues : nous pourrons ainsi témoigner, dans le documentaire, de ce moment particulièrement important pour les apiculteurs, ce premier rendez-vous de printemps autour d'un verre d'hydromel, qui permet non seulement d’échanger les pains de cires récoltées l’année passée  pour des feuilles de cires gaufrées qui vont servir à la saison nouvelle, mais aussi d’acheter et découvrir du matériel, de s’informer, de bénéficier de conférences passionnantes, et de se retrouver autour de plusieurs activités, comme la dégustation de miels particuliers ou la fabrication de bougies… (même en grelottant : et les bénévoles du Syndicat  en savent aussi quelque chose, puisqu'ils ont assuré avec dévouement et dans le froid les différents services proposés aux adhérents.)

 

 

Notre calendrier printanier commence ainsi, mais il sera cette année particulièrement chargé, puisque les prises de vue en drone sont prévues prochainement.

Antonin, notre pilote, a en effet réussi brillamment son brevet d’aptitude, et le film va bénéficier de son savoir-faire…


Vivement le (vrai) printemps !!!  "

 

 

 

 

Lundi 29 janvier 2018

Une visite au G.D.S.A.

A Beaubec Productions, l’année a commencé tambour battant (et il le faut, puisque l’échéance se profile désormais en termes de mois et de semaines) : le montage des toutes premières séquences du film est en cours, et nous sommes allés tourner quelques prises de vues, sur l’invitation du  Président (Marc Fourneaux, qui est un des intervenants du film), pendant la  journée de formation dispensée par le Groupement de Défense Sanitaire Apicole de Seine-Maritime (le G.D.S.A.76).

Et ces formations sont plus qu’instructives, même si elles peuvent apparaître un peu rébarbatives (car recourant forcément à des vocabulaires scientifiques…) et surtout pessimistes. Car en évoquant les modes de lutte (traitements, préventions…) contre les fléaux qui s’abattent sur les abeilles, comme le varroa et les autres parasites, on met bien entendu au jour les dangers qui de plus en plus cernent nos insectes pollinisateurs. Les intervenants, pendant cette journée de formation, qu’ils soient vétérinaires ou professionnels comme Marc qui est tous les jours à pied d’œuvre pour transmettre  ses connaissances, le savent parfaitement : ce sont bien les pratiques et les activités humaines qui obligent désormais les apiculteurs à mener un combat sans cesse renouvelé contre les ennemis des abeilles…

Pendant le repas convivial, les conversations sont allées bon train. Car s’il est vrai que l’apiculteur, dont l’activité est souvent solitaire, est presque « par nature » un individualiste qui construit sa propre et  particulière posture au monde, il est vrai aussi que la pratique de l’apiculture conduit à une grande cordialité – entre passionnés.

Nous avons donc engrangé les images qui nous manquaient, et somme repartis pendant qu’une nouvelle conférence (sur les plantes mellifères) commençait. Et à voir l’attention des personnes présentes, on comprenait qu’une autre qualité essentielle  des apiculteurs, à savoir la curiosité, s’exerçait en plein ce jour-là, à Saint-Nicolas d’Aliermont. 

 

Samedi 21 octobre 2017

Tournages d'automne

Je dois dire que je suis toujours étonnée de l'accueil et de la disponibilité des personnes que nous filmons - et de leur tolérance, même quand nous arrivons en retard, comme chez Christophe, ou que l'apiculteur est en train de travailler, comme Donatien lors de notre dernier tournage : à la demande d'un apiculteur, il détruisait, chez un particulier, un nid de frelons asiatiques... Nid très impressionnant par la taille et la façon dont les frelons l'"accrochent"  aux branches. 

Je profite donc de l'occasion pour remercier ceux que nous dérangeons forcément, qui nous accordent de leur temps et de leur disponibilité, comme Gautier et Justine - jusqu'à leur adorable petit  bébé Lorette qui fut sollicité ! Je nous trouve, à Beaubec Productions, un tantinet  envahissants - mais le film est à ce prix.     

Les séquences tournées chez Gautier, avec Christophe, seront au coeur même du film, puisqu'il s'agissait d'illustrer que l'agriculture et l'apiculture peuvent marcher la main dans la main... Et le ciel  fut avec nous, puisque nous avons, comme par miracle, bénéficié d'un temps venteux, qui déchirait les nuages et faisait resplendir le vert des prairies et l'incarnat des feuilles, sous le soleil liquide de l'automne. 

 

                  

 

Lundi 16 octobre 2017

Menaces sur le rûcher

Nos deux derniers tournages n’étaient pas forcément des plus réjouissants, puisqu’il s’agissait d’illustrer, de manière très concrète, les dangers qui menacent quotidiennement l’abeille : et de Donatien, le jeune apiculteur qui construit patiemment son affaire, à Marc, à la retraite et ayant transmis à son fils son exploitation, ces deux professionnels (qui sont minoritaires dans le Syndicat Apicole Haut-Normand, surtout composé d’ « amateurs », dans le bon sens du terme ), nous avions là deux bons exemples pour démontrer tout le potentiel de l’apiculture.

Et, à travers leurs expériences, nous voulions surtout recueillir des témoignages « sur le vif ».       Nous n’avons pas été déçus : nous avons pu vraiment « filmer du concret » : la ruche dévastée par un traitement agricole , la lutte contre le frelon asiatique… Les apiculteurs sont sur la brèche, tous les jours : il faut aussi témoigner de cela…

Mais quant à moi, la « plume » de ce tournage, je tire des bénéfices aussi inattendus que réjouissants de l’aventure : j’ai ainsi pu assister au « feu d’artifice » apicole : la danse effrénée des jeunes abeilles quittant pour la première fois la ruche…  C’est un spectacle, quand on vous l’explique (et merci à Marc) assez inoubliable, en fait.

Et qui me motive pour la suite, malgré tous les aléas  des tournages… Qu’importe de mettre cent fois le métier sur l’ouvrage, si, in fine, nous arrivons à notre but : illustrer le lien si primordial, entre l’infime insecte et l’orgueilleux - au point de se croire tout puissant - être humain.

 

Lundi 18 septembre 2017

Les Cent Ans commencent à Cressy

Le titre de ce compte-rendu est bien entendu trompeur : il ne s'agissait pas, ce dimanche, de la fameuse bataille de Crécy qui opposa les anglais et les français et marqua le début de la guerre de Cent ans, mais bien du  centenaire qui marquera  le début des commémorations et du congrès de 2018 : une évocation du  fondateur du syndicat apicole de Haute-Normandie et du journal "l'abeille de France",  Jean HURPIN,  qui vécut à CRESSY (et non Crécy !).

     

Nous avons donc filmé le dépôt de gerbe et les hommages, notamment le brillant discours de Patrick Périmony, l'actuel Président du Syndicat. Nous avons  effectué un premier repérage de la  maison où était son rûcher (une charmante longère encore "dans son jus", et qu'on croirait tout droit sortie d'une carte postale vantant les charmes de la Normandie) et entraîné Sandrine l'apicultrice, malgré son gros rhume, dans la lecture d'extraits de livres de Jean Hurpin. "La Cité Merveilleuse" (c'est le titre du livre dont Sandrine a lu des extraits) n'est en effet pas seulement un livre d'apiculture, mais bien plutôt une sorte de sociologie et un recueil de réflexions diverses autour de l'apiculture et des apiculteurs... 

C'est ainsi qu'à travers l'espace et le temps, nos intentions se rejoignent, puisque notre film a lui aussi comme objectif de rendre compte de l'apiculture en Normandie, telle qu'elle est vécue et ressentie  de nos jours , où l'abeille est hélas si menacée : et finalement, c'est bien aussi d'une Bataille, (sera-t-elle aussi longue que celle du moyen-âge ? Il faut espérer que non...) qu'il  s'agit, et qu'il nous reste à livrer.

 

 

Lundi 31 juillet 2017

Les images de l'été

Nous voici en pleines prises de vues d’été : il faut dire que c’est la saison où, sans doute, le travail autour des abeilles est le plus intense. Du coup, Jean-Yves, avec ses deux casquettes d’apiculteur et de réalisateur, met les bouchées doubles… Et le reste de la petite troupe suit, en portant les sacs (mais pas que !). Il faut aussi faire le clap, faire signer les autorisations de droit à l'image, fixer un micro-cravate ou orienter un reflecteur...

Nous allons de ci, de là : de chez Christophe Gauthier à Osmoy à chez Jean Hardier à Neufchâtel, en passant par le rucher-école de Clères. Et quel que soit le résultat des prises, alors même qu’il est trop tôt pour déterminer ce que nous garderons et ce que nous mettrons de côté, nous avons déjà un premier résultat fort enrichissant : c’est que dans nos déambulations chez les apiculteurs qui ont la gentillesse et la générosité de nous accueillir et de participer au tournage, nous sommes jusqu’à présent fort bien accueillis.

Certes, c’était un peu le sens de notre demande d’engagement de membres du syndicat plus « motivés » par le film que d’autres : mais il est très réconfortant de voir les visages s’éclairer quand l’équipe de Beaubec Productions demande (et obtient !) les autorisations d’utilisation des images, et quand tous mettent une extrême bonne volonté  pour participer – alors même que nous sommes parfois un peu encombrants…

Nous n’oublierons pas toutes ces rencontres, c’est sûr, d’autant que pendant tout l’été, elles vont se multiplier. Entre la visite chez un professionnel et les témoignages des uns et des autres, la capture de dialogues entre celui-ci et celui-là, et le tournage du butinage des ouvrières au beau milieu des fleurs du jardin, nous ne chômerons pas. Et si, sous sa casquette d’apiculteur, Jean-Yves se désespère un peu, tant l’année va être mauvaise en termes de miel, par contre, question prises de vue, la récolte s’annonce, ma foi, fort fructueuse !

                                       

 

Samedi 1er juillet 2017

Premiers tournages

Nous (c’est-à-dire Jean-Yves, le réalisateur, notre stagiaire Floralie et moi-même, la « plume » de Beaubec Productions)  avons continué nos prises de vue, entamées avec Christophe Gautier, en procédant à un premier tournage plus « collectif »  dès le 1er juillet, profitant de l’assemblée du CETA (Centre technique d’études apicoles), section du SAHN – qui réunit une bonne trentaine d’apiculteurs  et illustre parfaitement le rôle, les activités et l’utilité du syndicat : un tour de table permet d’évaluer la saison apicole, des thématiques comme celle de l’abeille noire sont évoquées, des reines fécondées sont distribuées, et de précieux conseils sont échangés.

Autant dire que nous étions toute ouïe, et que la caméra a engrangé pas moins d’une heure de rushes…

Et nous avons participé au repas à l’atmosphère conviviale, où, malgré le temps grisou, des grillades ont été cuites au barbecue. Du coup, des contacts ont été pris, des interlocuteurs pressentis, et notre travail commence à se dessiner ! D’autant que dès le  jeudi 6, jour du Comité de Pilotage du film, une interview aura lieu avec le journal Paris-Normandie.

Nos manches commencent donc à sérieusement se retrousser ! 

 

Vendredi 16 juin 2017

Première réunion du Comité de Pilotage

Le bateau est paré à virer,  la machinerie commence à s'échauffer, l'embarquement s'opère : nous sommes encore à quai, mais notre destination se précise, grâce aux membres du syndicat apicole qui sont venus pour la première fois à Beaubec, préparer l'aventure... 

Cette première réunion du "Comité de Pilotage" a été, à notre sens tout au moins, bien fructueuse : ce que c'est que d'avoir une stagiaire en première année de BTS production-cinéma, préposée  aux tableaux excel, à la rédaction de compte-rendus, à la conception de documents thématiques et au suivi des plannings rétroactifs !  Un vrai luxe, dont nous profitons pour écouter au mieux nos nouveaux  partenaires. 

D'autant qu'ils sont aussi passionnants que passionnés , à vrai dire, et semblent bien motivés. Non seulement le prétexte du film sera le centenaire du SAHN, mais encore la sortie de  notre documentaire normand coïncidera avec la tenue du 22è congrès national bisannuel de l'apiculture, en 2018. Une grosse manifestation - sans nous mettre la pression, nous nous devons d'être à la hauteur de l'évènement prévu ! 

La discussion  fut  donc dense, et aussi féconde qu'un champ de fleurs pollinisé. Premier effet profitable, le changement du titre. Nous avons inversé les deux termes de la proposition de départ, et les avons reliés par un "deux points" renforçant le lien de causalité. Et c'est bien mieux comme cela... 

Dès à présent, les prises de vues du film "Demain, l'abeille : la dette humaine" vont donc s'enchaîner. Le temps de gagner le large, de gonfler nos voiles, et de partir enfin vers le nouveau monde !!! 



L'équipe de Beaubec Productions, renforcée par la présence de Floralie, stagiaire "BTS chargé de production" du lycée Corneille. 

 

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